jeudi 18 mai 2017

Martine chez les pédophiles


Martine au zoo : un pédophile, ça trompe énormément.

On m'a donné une collection de "Martine" pour ma fille. J'ai jeté un coup d'œil. Surprise !

Non, la surprise ne nait pas de la médiocrité des histoires, un narratif élémentaire sans inattendu, avec une petite fille, son frère Jean, ses amis et son chien, la mascotte, censée être adorablement drôle. Un teckel qui permet d'ailleurs de dater précisément la publication de ces albums : la mode des teckels a pris au tout début des années soixante.

Étrange coupe de la robe qui descend au genou devant, mais derrière... Manifestement, ça la fait rigoler !

La surprise ne vient pas non plus de l'allure très français de souche car on pouvait difficilement imaginer autre chose à cette époque. Mais quand même… c'est très marqué ! Avec un côté lisse, moral, qui pouvait rendre Martine acceptable chez les catholiques intégristes. Et pourquoi pas la particule : quelques aventures se déroulent dans une ferme normande qui évoque un très joli manoir de ma connaissance.

Des attitudes typiques de l'enfance. Mais pas souvent peintes par Corot, Chardin, Greuze et les autres. Pourquoi ?

Non, la surprise vient du dessin. Qui montre un festival de petites culottes de petites filles (et de petit culs moulés de garçonnets). Gratuitement. Hors tout contexte d'époque, car les petites filles avaient des robes plutôt longues, au niveau du genou, et les petits garçons des pantalons beaucoup moins serrés que les jeans actuel : il s'agissait d'être à l'aise pour jouer.


Mais que regarde ce coquin de Patapouf ?

Attend, arrête-moi, je délire ? C'est moi qui ai l'esprit mal tourné ? Qui voit le mal dans de charmants dessins d'enfants roses et blonds ? C'est moi le pervers ?

En studio, on apprend aux modèles à faire pareil : le bras en l'air pour soulever les seins, la pointe des pieds pour bien souligner le galbe de la jambe, et la robe courte qui laisse entrevoir : un métier tout trouvé pour Martine.
(fais défiler l'image jusqu'à faire disparaître le haut de tête, en gardant juste la bouche et dessous : tu vois quoi ?)



Dans les derniers livres, le tir a été corrigé et les gamines portent des pantalons amples ! Ce qui semble plaider pour mon interprétation. Mais bon, je te laisse juge...

J'ai gardé le meilleur pour la fin : la main de ma sœur dans la culotte d'un zouave...